Le père, c’est André (Roger Van Hool), 81 ans, veuf, élégant, bon vivant, un poil colérique, un poil désemparé.
Pas du tout décidé à renoncer à son indépendance, il rechigne à vivre comme on lui demande de vivre et à faire ce qu’on lui demande de faire. Sa fille, Anne (Patricia Ide) l’installe dans l’appartement qu’elle occupe avec son mari (David Leclercq). À moins que ce ne soit elle qui s’installe chez son père ?
Toujours est-il, qu’à croire André, tout disparait, sa montre et sa fille, les choses et les gens.

Le Père nous entraine dans le labyrinthe de relations familiales forcément complexes. On se perd entre les réalités et les vérités du père et de sa fille. Entre ce que voit le père et ce que dit la fille. Et on se sent perdus, désarmés devant le spectacle du chaos mental de ce vieux monsieur qui perd les pédales. L’effet de confusion est total.
Et Roger Van Hool, dans le rôle de cet homme à la fois vulnérable et cruel, sensible et spirituel, trouve ici un personnage à sa mesure.

Une pièce élégante qui raconte simplement que vieillir et continuer à s’aimer, prend parfois des chemins détournés.

Une histoire banale, faite de personnages singuliers. Des gens sensibles, intelligents, cruels, tendres, désemparés parfois, selon l’heure et l’endroit. Une histoire de famille (presque) comme la vôtre.