Pour écrire un conte, il faut un décor : une masure, une forêt bien dense, de la neige ; des personnages dans la masure : un homme et une femme. Il est bûcheron, elle n’a pas d’enfant. Voilà, le décor est planté. Ah non, pas tout à fait, il faut un élément porteur de malheur qui va démarrer le conte. Ici, c’est un train à travers la forêt. Un train de marchandises. Un jour, comme par miracle, une petite marchandise va tomber du train… et la pauvre bûcheronne va la ramasser. Mais pour tout cadeau du ciel, il y a un prix à payer, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce grand bois touffu, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui, oui, oui… la suite, quand vous viendrez.

Voici une bien poétique façon de raconter l’Histoire. Et de poésie, nous avons tant besoin. Jean-Claude Grumberg est un immense conteur ! Il livre ici l’un de ses plus beaux récits, d’une force et d’une densité sans égales, qui laissera une trace durable dans les mémoires. Grumberg à travers l’horreur et la folie meurtrière, la déportation, raconte l’amour d’une mère et d’un père, la force de sauver, la plus précieuse des marchandises.

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