C’est l’anniversaire de Big Daddy, propriétaire de la plus grande plantation de coton du Mississippi. Toute la famille se rassemble. Le patriarche est malade, le fils se noie dans le whisky, les autres se répandent en jérémiades, et Maggie, la belle fille au tempérament de feu, se débat comme une chatte sur un toit de tôle brûlant pour retrouver l’amour de son homme, et défier une famille rongée par les préjugés, la jalousie, la cupidité.

Dans la lumière aveuglante du sud américain, sur fond de fascination mêlée de répulsion pour la sexualité féminine, s’alternent des moments de violence et de sensualité, de drôleries aussi. Car cette société prise dans les filets d’une morale étriquée, transpire le besoin de liberté.

Le combat d’une femme vibrante en quête d’amour dans une famille bâtie sur le mensonge et le dégoût de soi. Une famille gangrénée par les ressentiments et les passions inassouvies. Où seul l’alcool permet d’affronter les démons inavouables.

À l’heure où l’Europe cède aux sirènes réactionnaires, plongez dans les années ’50, patriarcales et paternalistes, qui, sous des dehors de « trente glorieuses », invisibilisaient les maux d’une société malade de sa toute-puissance et sa morale rétrograde. La colère d’une femme qui n’en peut plus du mensonge, de la dissimulation. Un spectacle comme un appel d’air, un coup de sang, un plaidoyer pour le droit d’être qui l’on est, au grand jour.