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Antoine Guillaume

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OCTOBRE 2017

Antoine Guillaume

Antoine Guillaume, l'enchanteur enchanté



 


Comédien, chanteur, danseur, chroniqueur à Bel-RTL, Antoine Guillaume est un artiste complet. Après nous avoir « enchantés », au propre comme au figuré, dans « Vous avez dit Broadway », il reprend le rôle-titre de Emcee dans la comédie musicale « Cabaret » à l’Aula Magna et en tournée. D’une simplicité attachante, Antoine est intarissable lorsqu’il s’agit de parler de son métier qui est aussi sa passion.


 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire du théâtre ?
Une interdiction maternelle ! A Mater Dei, des activités parascolaires étaient organisées pendant le temps de midi. Lors d’une fancy-fair, ma mère avait assisté à la présentation de l’Atelier Théâtre. Elle, qui gardait de ses cours de théâtre avec Jacques Lippe un souvenir mémorable, avait trouvé la présentation misérable ! Elle m’avait donc permis de choisir n’importe quelle activité, sauf celle-là. En contrepartie,  pour satisfaire mon envie de théâtre, elle m’a inscrit aux Ateliers du Théâtre Pré-Vert dirigés par Alex Shirer.

Et la danse ?
Mon père, coach de tennis de profession, m’avait inscrit à un cours de tennis. Ce fut une catastrophe. Il me proposa donc le judo. Au terme de la première séance, je me souviens lui avoir dit : « Si tu m’obliges, je continuerai ». Comme mes parents insistaient pour que j’aie au moins une activité physique par semaine, j’ai choisi, un peu malgré moi, de faire de la danse. Un cours venait de s’ouvrir à Stockel. J’étais bien évidemment le seul garçon de ma promotion. Et ce fut une révélation.

Vous faites aussi un passage par le théâtre d’amateurs ?
Long et très intéressant. J’avais 11 ans et Henri Billen mettait en scène « Ne réveillez pas Madame » à l’Union Dramatique et Philanthropique (*). Comme il avait besoin d’enfants dans le spectacle, il s’est adressé au Théâtre du Pré-Vert. Une super production au Centre Culturel d’Uccle dont je garde encore un souvenir émerveillé et de solides amitiés. J’ai poursuivi quelques années plus tard dans « Un Chapeau de Paille d’Italie » mis en scène par Marco Wyn, un spectacle qui alliait musique et danse.

Et ensuite ?
Je suis entré au Conservatoire dans la classe de Michel de Warzée, avec interdiction, à l’époque, de continuer à fréquenter le théâtre d’amateurs.

Des souvenirs ?
C’était encore l’époque où l’on disposait d’un crédit de 5 ans pour obtenir son premier prix. On passait sa journée au Conservatoire, de 9 à 18 heures, et, le soir, on bossait comme ouvreur dans les théâtres pour se faire un peu de thunes. De plus, contrairement aux traditions - on était assigné à une classe -, j’avais obtenu, de Bernard Marbaix et de Roland Langevin, l’autorisation de découvrir leurs manières d’enseigner en assistant comme élève libre à certains de leurs cours.      

Et Michel de Warzée ?
Michel était un utopiste : au terme d’une année de cours, il nous trouvait tous bons pour aller jouer au Théâtre National ! Son leitmotiv : « Si vous voulez bosser, tapez sur vos consonnes ! ».
Je garde des souvenirs émerveillés des projets libres que l’on pouvait présenter trimestriellement devant les élèves de sa classe, de mon premier prix dans « Equus » de Peter Shaffer, d’un travail sur les comédies musicales en fin de deuxième année, d’un incroyable projet irlandais avec Daniel Hanssens. Les profs nous emmenaient pour des weekends de travail en immersion totale. On était heureux, mais crevés.

Vous faites vos débuts professionnels au Théâtre du Parc.
(Rires) Dans « Histoires d’Amour » de Toni Cecchinato, une pièce qu’Yves Larec a totalement bannie de son cerveau ! Une catastrophe. On commençait avec une salle complète et après l’entracte il n’en restait qu’un tiers. Les spectateurs sortaient furieux !

Il y avait pourtant une distribution d’enfer dans cette pièce : Michel de Warzée, Sandrine Bonjean, Jean-Paul Dermont, Martine Willequet, Raymond Lescot, Françoise Orianne, Olivier Monneret ?
Cela n’empêche que la pièce était très mauvaise et que nous avons multiplié les accidents de parcours : portes qui ne ferment pas alors que nous sommes censés être pris en otage, coups de feu qui ne partent pas, décor qui se déglingue, effets qui ne produisent pas au bon moment…

Quelques années plus tard, toujours au Théâtre du Parc, vous aurez un parcours plus classique : « Il ne faut jurer de rien », « L’impromptu de Versailles », « Les Précieuses ridicules » ?
De merveilleux souvenirs encore. Dans le Musset, Pierre Fox m’avait donné carte blanche pour une bulle chorégraphique qu’il avait voulu insérer. Toni Cecchinato, lui, abordait Molière avec son tempérament italien, sensible à la musicalité du texte, un côté Commedia dell Arte, style Dario Fo. Nous n’avions pas travaillé cela au Conservatoire. Le « grotesque » m’effrayait car c’était un peu « ça passe ou ça casse ». Mais, de nouveau, nous disposions d’une distribution magique : Michel Poncelet, Jean-Claude Frison, Robert Roanne, Laure Godisiabois, Bruno Georis, Nicole Colchat, Christel Pedrinelli. Comme  nous jouions les deux spectacles au cours de la même soirée, Toni avait veillé à ce que nous ayons des couleurs différentes dans chaque pièce ; des changements de registre qui avaient frappé et séduit Yves Larec.  

A la même époque, vous retournez au Conservatoire pour y donner cours cette fois. Des cours d’ « eurythmie ». Qu’est-ce qui se cache derrière ce vocable ?
Le plaisir du rythme. Pendant deux ans, jusqu’à ce qu’intervienne la réforme de l’enseignement artistique, j’ai enseigné les danses de société ; valse, menuet, gigue, boléro, tango… pour que les futurs comédiens aient dans le corps les bases rythmiques. C’était aussi une époque où les professeurs intégraient de plus en plus chorégraphies et mouvements lors de leurs présentations finales.

Cela vous a ouvert de nouvelles portes. Vous êtes devenu le chorégraphe attitré de plusieurs scènes bruxelloises.
Oui. Au Théâtre du Parc, (L’Aiglon, L’Ange bleu, Les Trois Mousquetaires, Chaplin) mais surtout aux Théâtre de la Place des Martyrs (La Ronde, Le Comte de Monte Cristo, Les Caprices de Marianne, Six personnages en quête d’auteurs, Lorenzaccio, Mille francs de récompense, Les Chemins de fer). Mais cela ne m’a pas empêché de continuer à jouer.

Notamment au Théâtre de la Toison d’Or où vous êtes devenus quasi « sociétaire ». Vous y êtes toutefois entré par la petite porte.
Oui. A l’initiative d’Alexis Goslain, Sylvie Perederejew, Christel Pedrinelli et Olivier Francart, nous avons créé les « Lundis du TTO », un espace de création dans lequel Nathalie Uffner nous a laissé carte blanche. Cela a duré quatre ans. Et c’est via ce « café-théâtre » que j’ai accédé au Théâtre de la Toison d’Or  

Nathalie Uffner et Sébastien Ministru, des rencontres clefs pour vous ?
Absolument. Le duo choc de ma carrière. Ils m’ont permis de développer des personnages que je n’aurais jamais abordés par moi-même. Ils ont osé ! C’est une pochade à la fin d’une mauvaise répétition qui a donné naissance au personnage d’Irène de Langelée. Sébastien a perçu que je comprenais sa manière d’écrire ; j’en lisais la musique, le sous-texte.

Etre spécifiquement perçu pour certains rôles,  n’est-ce pas s’enfermer ?
Je ne veux pas me laisser enfermer. On a eu tendance, un moment, à le faire dans les rôles de garçon sensible ou de « sotte ». Cela ne m’a pas empêché de jouer Odon von Horvath, Shakespeare, Molière, au Karreveld notamment, ou « Boeing-Boeing » à la Toison d’Or. Coincer le comédien dans des emplois c’est passer à côté de talents méconnus. À vous de démontrer que vous êtes capable d’autre chose. Il faut donc faire confiance aux metteurs en scène audacieux qui sortent des conventions et des convenances. L’enfermement était plus fréquent avant, quand les théâtres disposaient de comédiens à l’année. Aujourd’hui tout le monde joue partout et dans des registres différents. L’étiquetage existe plus en France que chez nous.

Des mises en scène ?
Chez les amateurs, oui. « L’Importance d’être constant » chez Les Trouvères,  « Le Locataire du Troisième sur la Cour » à la Compagnie de Bruxelles, « Folles Funérailles » à l’Etincelle et surtout « Frou-frou les Bains » à l’Union dramatique ; 9 mois de travail pour obtenir, en récompense, cette réaction d’Henri Billen : « C’est magistral. J’ai assisté à un spectacle professionnel ! »

Rien chez les professionnels ?
Non, mais j’adorerais. J’aime arriver à faire parler les acteurs d’une même pièce sur la même fréquence hertzienne. Chaque comédien dispose de possibilités énormes, mais souvent chacun joue sa partition sans penser à l’harmonie d’ensemble. Ce n’est pas le cas en Angleterre ou aux Etats-Unis où la synchronisation entre les niveaux de jeu est toujours parfaite.

Tout en continuant à travailler en Belgique, vous vous exilez partiellement à Paris pour y reprendre des cours ?
Je m’étais inscrit à des cours de Comédie musicale. Une arnaque. Arrivant à Paris, j’ai découvert que l’Ecole dans laquelle j’avais réussi mon audition et payé le minerval n’existait pas. Heureusement, une des profs de cette fausse école, grugée comme moi, m’a orienté vers les cours de Richard Cross, le coach musical de Tina Turner et de Julien Clerc. J’ai suivi son enseignement, excellent par ailleurs, pendant 2 ans tout en jouant, pendant six mois, à Paris, une pièce de Sébastien Ministru. Le problème de Paris, c’est que, si vous n’avez pas de bonnes rentrées professionnelles, vous ne vous en sortez pas tant tout est cher, particulièrement les loyers. La pire idée que j’ai eue dans ma vie, c’était de partir à Paris ; la meilleure, c’était de rentrer à Bruxelles.

Vous avez aussi une carrière radiophonique ?
Cela mérite un historique. Je monte en 2010  sous la direction de Nathalie Uffner « Antoine Guillaume assume » qui remporte un beau succès. Qui dit succès dit interviews télé et radio, notamment dans l’émission d’Olivier Monssens. Au terme de l’émission, il me propose de rejoindre son équipe de chroniqueurs. Je n’avais jamais envisagé cela de ma vie. Quelques mois plus tard, il me propose un passage de trois minutes avec comme mission : « Si tu me fais rire, je te garde ! » J’avais choisi comme sujet « Un Noël raté ». Il était mort de rire ; j’étais engagé. J’ai donc bossé pendant trois ans pour « On n’est pas rentré » à la RTBF avec Olivier Monssens, Nicolas Vadot, Laurence Bibot, Dominique Watrin, Bruno Coppens, Pierre Kroll, Alex Vizorek, Charline Vanhoenacker… et je me suis vraiment amusé. Quand l’émission s’est arrêtée, j’ai eu beaucoup de mal. Mais ce fut de courte durée car Bel-RTL m’a contacté dans les semaines qui ont suivi. Ça fait trois saisons que je suis chroniqueur, 2 à 3 fois par semaine, dans « Faut qu’on en parle ».

Votre passion pour la Comédie musicale vous fait participer, en 2015, à « La Mélodie du Bonheur » dans le cadre du Festival Bruxellons ! au Château du Karreveld où vous partagez le rôle du Capitaine von Trapp avec Wim Vandendriessche. Mais ce n’est pas votre seule participation à l’aventure Bruxellons !. Vous étiez  présents dans « La Légende de la Forêt viennoise », « Roméo et Juliette », « Le Bourgeois Gentilhomme », « To dream or not to dream ». Qu’est-ce qui vous séduit au Festival Bruxellons! ?
Le rapport amical entre les gens que ce soit au sein de l’équipe ou avec le public ; je ne rencontre cela nulle part ailleurs. Il y a une humeur particulière dans les productions. C’est un Festival populaire au sens le plus noble du terme. Le public arrive tôt, partage le repas ou s’installe sous les tonnelles ; les habitués se retrouvent, se reconnaissent, échangent. La prolongation du Festival en septembre pour permettre l’organisation du Tournoi d’amateurs est aussi une idée géniale.

Dans le même style, vous avez participé à l’aventure « Cabaret » avec le Théâtre Le Public, dans le rôle de Bobby, mais aussi comme doublure éventuelle du rôle principal Emcee ?
Je me doutais bien qu’être doublure du rôle principal était simplement sécuritaire : quand, en tant que comédien, on vous confie le rôle d’Emcee, on prend toutes les précautions utiles pour se protéger des accidents, des pharyngites et autres extinctions de voix. Par contre, quand le spectacle se reprend plus tard et que le comédien principal n’est plus disponible parce que engagé sur un autre projet, – et c’est ce qui arrive aujourd’hui – , on se tourne vers la doublure. Je suis donc ravi d’assurer la tournée française de « Cabaret » et les représentations à l’Aula Magna, début novembre.

Dans « Vous avez dit Broadway ? » vous partagez votre passion de la Comédie musicale. Vous vous étiez déjà essayé au genre dans le seul en scène  « Antoine Guillaume assume » en 2010.  
Même style peut-être, mais très différent. « Antoine Guillaume assume » était un délire basé sur un souvenir marquant de mon enfance : à l’âge de 8 ans, mes parents m’avaient offert des gants de boxe et un punching-ball alors que je leur avais demandé des chaussures de claquettes. Le spectacle parlait donc de l’incompréhension mutuelle entre parents et enfants.  Dans « Vous avez dit Broadway ? » nous avons voulu raconter l’Histoire de la Comédie musicale. Nous en avions présenté une esquisse en 2016. Michel Kacenelenbogen m’a demandé de rajouter émotions et souvenirs personnels dans lesquels il a puisé pour constituer le spectacle actuel.

Vous y évoquez le fait que la Comédie musicale est considérée comme un art mineur, alors que les artistes qui la pratiquent doivent savoir tout faire : jouer, chanter, danser ?
En Europe, on considère que l’opérette est l’enfant pauvre de l’opéra, alors que ces deux arts ne sont pas comparables. Comme l’origine de la comédie musicale se fonde sur ces opérettes européennes traduites, adaptées, relookées outre-Atlantique, l’Européen continue de considérer la comédie musicale comme ringarde. En Europe, nous dissocions les arts : on est comédien, ou chanteur, ou danseur,  et on s’émerveille quand vous êtes capable d’allier deux disciplines ; vous êtes portés aux nues quand vous associez les trois alors que c’est chose commune aux Etats-Unis. Forts d’une vision élitiste de l’opéra, nous considérons l’opérette ou la comédie musicale comme des arts mineurs. Il existe cette même hiérarchie dans la pratique des instruments ; faites-vous le conservatoire en classe de piano ou de violon ?, vous serez respectés. Inscrivez-vous en classe tuba ou accordéon, on s’étonnera de votre choix. Pourquoi la flûte traversière est-elle mieux considérée que la flûte à bec ?

Qu’on ignore ce qui se passe à Broadway, admettons. C’est loin ! Mais Londres et les Pays-Bas, c’est la porte à côté ! Pourquoi ce qui marche à quelques centaines de kilomètres de chez nous ne fonctionne pas chez nous ?
Parce que le latin manque de rigueur dans le travail. Les transpositions cinématographiques un peu vieillottes des comédies musicales des années 50 n’ont pas aidé à les béatifier. Le spectateur qui se donne la peine d’aller voir une comédie musicale à Londres en sortira conquis, et convaincu que c’est un art complet et actuel.

Dans le spectacle, vous égratignez les productions françaises à succès.
Il ne suffit pas de mettre « comédie musicale » sur l’affiche de « Robin des Bois » avec  Matt Pokora au Palais des Congrès de Paris pour que c’en soit une ! Quand la production s’est arrêtée, Matt Pokora a déclaré à la presse : « Je suis content que cela s’arrête car je suis fatigué de devoir chanter tous les soirs. » A Broadway les artistes jouent 9 fois par semaine dont deux jours où ils enchaînent matinée et soirée !
En France, sous le vocable « comédies musicales » se cachent des spectacles de variété musicale. Les CD sont mis en vente et passent en boucle sur les chaînes radios avant même la première. Les spectateurs viennent donc au spectacle en connaissant les chansons. De plus, on dissocie les parties chantées, jouées et dansées. A Broadway  et à Londres, outre le fait que la réglementation sur l’art impose la présence d’un orchestre en live – ce qui n’est pas toujours le cas en France – le spectacle se crée et se découvre en direct, devant soi. Cela a un coût évidemment ; il faut savoir que, à Broadway et à Londres, et malgré le succès, seul un spectacle sur sept rentre dans ses frais.

« Vous avez dit Broadway », c’est aussi une belle collaboration avec Julie Delbart.
Nous nous sommes rencontrés sur « Cabaret » et plus précisément lors de la tournée en Suisse ou comédiens et musiciens ont eu l’occasion de vivre davantage ensemble. C’est là que sont nées l’idée et l’envie du spectacle. Michel Kacenelenbogen souhaitait qu’elle soit mon Jiminy Cricket, l’expression de la musique qui tourne dans ma tête. Une fusion parfaite.

Le risque de cette forme de « conférence spectacle », c’est le didactisme ?
C’était le cas lors de l’esquisse en 2016. « Vous n’y connaissez rien. On va vous apprendre ! » Michel nous a poussés à respecter, à aimer l’ignorance du spectateur en la matière. « C’est génial que vous n’y connaissiez rien, car nous avons vraiment envie de vous éclairer et lorsque vous quitterez la salle vous aurez appris et retenu quelque chose ». De plus, il a voulu que ce personnage narrateur partage aussi ses propres émotions, nées lorsqu’il avait 17 ans.

« Cabaret » avec le Théâtre Le Public, « La Mélodie du Bonheur », « Evita » et bientôt « Sunset Boulevard » au Karreveld. Des écoles de « comedy » naissent un peu partout. La comédie musicale va-t-elle enfin trouver sa place dans la partie francophone du pays ?
Je ne vais pas me prononcer sur l’émergence des écoles qui risque d’être un effet de mode. La communauté francophone en Belgique ne brasse pas assez de monde pour assurer la rentabilité de telles productions. Ce sont des gouffres financiers effrayants : orchestre, distributions pléthoriques… La Belgique compte 11 millions d’habitants dont moins de la moitié en Francophonie. Parmi eux, seule une petite portion va au théâtre et, parmi cette petite portion, peu sont attirés par la comédie musicale. A Londres, chaque vendredi soir, sans compter les nombreux touristes, 1 million d’Anglais vont au spectacle ! Ceci explique cela. Ceci dit, si la « comédie musicale » pouvait se faire sa place, j’en serais ravi.

(*) Cette compagnie connue et réputée dans le théâtre d’amateurs bruxellois vient de fêter ses 150 ans d’existence.   

(**) Théâtre de la Toison d’Or

Propos recueillis par Roland Bekkers

VOIR EN CE MOMENT
Antoine Guillaume est à l'affiche de Cabaret qui se produira les 03, 04 et 07 novembre à l'Aula Magna (Louvain-la-Neuve) avant de partir en tournée jusqu'au 5 janvier 2018.


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